La Collective, Le Comité Mam’ega et Le Collectif « 2013, centenaire de la naissance d’Aimé Césaire », Marseille
novembre 23, 2015
La vie sans fard, Marseille 2012
décembre 7, 2015

METS ET MERVEILLES

Marseille 2015


RENCONTRES LITTÉRAIRES

Maryse Condé /
Françoise Verges /
Mona Georgellin /
Françoise Sémiramoth

Dossier de presse complet 



MARYSE CONDÉ


Née en Guadeloupe, écrivain, diplômée ès lettres modernes (Sorbonne), a vécu et enseigné à Paris, en Afrique et aux Etats-Unis. Elle a consacré son oeuvre littéraire à l’histoire et à la diversité des sociétés africaines et créoles, en traitant des thèmes fondamentaux comme l’esclavage, le racisme, l’immigration, l’insertion, l’émancipation, l’identité... Elle est l’auteure de plus de soixante essais, romans, nouvelles, pièces de théâtre, romans pour la jeunesse, qui font d’elle une grande dame de la littérature créole et internationale. De nombreuses distinctions littéraires sont venues couronner l’ensemble de son oeuvre. Invitée à enseigner aux Etats-Unis en 1985, Maryse Condé y a fondé le Centre des études françaises et francophones de l’université de Columbia. De 2004 à 2008, elle préside le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, créé en janvier 2004 pour l’application de la loi Taubira qui a reconnu en 2001 l’esclavage et les traites négrières comme crimes contre l’humanité.

Marseille, ville du sud, déjà un peu ailleurs : en descendant du train de Paris, apparaît si clairement la mouvance des corps : les prémisses d’une mise en scène des genres, déjà écrite. Les stéréotypes se questionnent alors là bas, ici, partout. Dans « Histoires d’hommes », c’est la condition masculine qui est visitée.


METS ET MERVEILLES



« Lorsque je reçois des invités pour la première fois, en disposant les mets sur la table, je hasarde une plaisanterie, toujours la même : “Vous allez aimer ! Je ne suis pas sûre d’être une bonne romancière mais je suis certaine d’être une cuisinière hors pair.” Personne ne rit jamais. C’est que dans leur for intérieur mes convives sont choqués : comment a-t-elle eu l’audace de rapprocher littérature et cuisine ? Le récit de mon crime de lèse-majesté est l’objet de ce livre. »


Maryse Condé nous fait voyager à travers les mots et les mets. Tout au long de ce livre, elle s’interroge : pourquoi la cuisine est-elle si importante dans sa vie et dans son oeuvre de romancière ? Comment ces deux dons – celui d’écrire, celui d’inventer des plats – ont-ils cohabité en elle, s’influençant, s’enrichissant mutuellement ? On découvre une vie passionnante, de curiosité, de générosité, aussi bien à son bureau d’écrivain que derrière les fourneaux et à table ; une vie d’épreuves surmontées par la gourmandise : gourmandise pour les mots, les hommes, les histoires et les mets.

Maryse Condé se souvient de la cuisine de son enfance. Elle se laissait enivrer par les épices et les odeurs, réussissant à merveille le flan koko et le colombo de cabri, inventant aussi de nouveaux plats. Depuis elle n’a cessé d’apprendre, de créer, dans les cuisines du monde entier : chaque voyage est l’occasion de découvrir de nouveaux goûts, de réussir de nouveaux plats, de parcourir des marchés et des supermarchés aussi instructifs que les musées et les librairies pour découvrir l’âme d’un peuple. Chaque livre s’enrichit d’une recette d’un personnage, d’un souvenir de cuisinière ou d’un repas inoubliable. Et puis la cuisine est là pour les moments simples du quotidien : avec son mari, avec sa famille, avec ses enfants qui se régalent et réclament toujours le fameux « jambalaya ».




FRANÇOISE VERGÈS


Journaliste et éditrice à Paris, avant d’obtenir un doctorat de sciences politiques soutenu à Berkeley1. En 1996, elle enseigne à l’Université de Sussex et depuis 2000 elle est membre du département politique (sans enseigner) au Center for Cultural Studies du Goldsmiths College de l’université de Londres.

Elle s’interroge sur le métissage, les problématiques de l’esclavage colonial et les phénomènes de créolisation en utilisant des théories politiques insistant sur les logiques post-coloniales.

MILITANTE FÉMINISTE


Elle a édité le journal Des femmes en mouvement de 1979 à 1983 et dirigé la collection « Femmes en lutte de tous les pays », aux éditions Des femmes, de 1981 à 1983.

Elle a effectué de nombreuses missions pour la défense des droits humains en Afrique du Sud, au Salvador, au Panama et au Chili.

Après en avoir été vice-présidente, Françoise Vergès devient le 13 février 2008, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage.Un décret du 10 mai 2009 la nomme présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage (CPMHE, www.comite-memoire-esclavage.fr)
En avril 2009, elle est désignée experte transversale, dans le cadre des états généraux de l’Outre-mer.